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19.10.2006
UN CRIME PARFAIT ?... , par Charlotte Géron

…ou comment Harvey Keitel sauve de la noyade le film d’un français trop ambitieux.
Un crime de Manuel Pradal (2006)
Dans la famille « navet », qui est le petit dernier ? « Un crime », sans aucun doute.
Le scénario est sans relief. Dommage pour ce thriller écrit, entre autres, par Tonino Benacquista (scénariste de La boîte noire), dont l’idée était pourtant prometteuse.
New York. Vincent est un homme furieux dont la femme a été assassinée par un chauffeur de taxi (dans quelles circonstances ? c’est vague. Pourquoi ? on ne saura jamais…). Alice (Emmanuelle Béart), sa voisine amoureuse de lui, trouve un moyen de faire en sorte que le jeune homme reprenne goût à la vie et s’intéresse à elle : elle lui fabrique un meurtrier à partir des détails de l’enquête qu’elle a pu obtenir. C’est là qu’entre en scène Roger (Harvey Keitel), un chauffeur de taxi transformé en coupable idéal avec de fausses preuves semées par Alice…
Les personnages se révèleront tour à tour innocents et coupables, parfois de façon abracadabrante :
Roger se révèle être le véritable meurtrier de la femme de Vincent : incroyable qu’Emmanuelle Béart, sur les milliers de chauffeurs de taxi new-yorkais, soit tombée justement sur le bon…
Vincent, victime de la (fausse) supercherie d’Alice, tente de tuer Roger qui, ligoté dans le coffre de son véhicule, échappe miraculeusement à une noyade certaine…
Alice se retrouve contrainte de suivre Roger, amoureux d’elle, qui menace de les dénoncer à la police elle et Vincent si elle ne lui obéit pas… elle finit par le tuer sans aucun remords…
Pas de chance, le suspense est absent : on voit trop bien où Alice veut en venir, certains dialogues sont téléphonés. Les personnages d’Alice et de Vincent sont sans aucune profondeur, et sont de surcroît mal interprétés : un veuf qui n’a jamais l’air ni triste ni en colère, une Emmanuelle Béart décidément inexpressive, et qui joue de vulgarité et de nudité là où elle devrait être sensuelle…
On aurait pu noter qu’une partie de la musique a été composée par Ennio Morricone (qui après avoir vu le film, n’a pas souhaité être crédité au générique… comme on le comprend !) mais même la musique sent le réchauffé…
Malgré tout, l’ambition de tourner en décors naturels à New York est louable, et le film nous offre de belles vues de la ville. La relation entre Alice et Roger est également filmée de façon intéressante, mais sans plus.
Heureusement, Harvey Keitel est là : lui dégage quelque chose (comme toujours !) et porte tout le film sur ses épaules… lourde tâche ! Son personnage est d’ailleurs un peu plus fouillé, mais mériterait encore d’être approfondi.
Au final, Manuel Pradal nous offre un film ambitieux mais qui tombe à l’eau.
L’intérêt de ce film ? Les seins d’ Emmanuelle Béart pour les amateurs de X (ils seront servis). Harvey Keitel pour les autres. Ni plus, ni moins.
Générique
Un crime
Réalisation : Manuel PRADAL
Scénario : Manuel PRADAL, Tonino BENACQUISTA
Interprètation : Harvey KEITEL, Emmanuelle BEART, Norman REEDUS
Origine : Etats-Unis
Durée : 1h42
16:15 Publié dans FILMS EN SALLE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, Films
Commentaires
hello...
dis-moi, ne serais-tu pas amoureuse d'Harvey KEITEL, ce flic éternel? IOI
Ecrit par : Rodolphe | 04.12.2006
keitel, flic eternel?
c'est nouveau ça...
Ecrit par : seraph!m | 04.12.2006
eh non, pas d'amour là dessous (rassuré, rodolphe ?!)
pour expliquer ce message en fait personnel : oui, je trouve qu'on donne à Harvey Keitel trop de rôles de flic (policiers, agents du FBI, et tout ce qui s'en approche...)
il est bon aussi pour jouer d'autres roles, et ça fait du bien de voir que certains réals s'en rendent compte !
charlotte, équipe +2ciné
Ecrit par : charlotte | 06.02.2007